lundi 24 octobre 2011

Ma tasse de thé

Depuis plusieurs années, le café fait partie de mon quotidien. L'allongé du petit déjeuner, le filtre de début d'après-midi, le latte en lisant La Presse du samedi... Toutefois, à la fin de l'hiver passé, j'ai fait une incursion dans le monde des thés. Mon amoureux m'avait alors dit : « Je ne connais rien du thé. J'aimerais ça apprendre à les déguster. Un peu comme le vin. » Ne faisant ni une ni deux, je me suis mise à la recherche d'un atelier de dégustation de thés. Mon choix s'est arrêté sur celui de la Maison de thé Camellia Sinensis. Lors de l'atelier Découverte et initiation au thé, nous avons eu le bonheur de découvrir un nouvel univers de saveurs et d'odeurs. 

Saviez-vous que c'est le degré d'oxydation qui détermine la « couleur » du thé et non la plante d'où il provient ? Donc, pas d'arbre à thé vert, ni d'arbre à thé noir !



Rapidement, j'ai développé mes petites habitudes et préférences selon le moment de la journée et la saison. 

Pour bien commencer la journée (version printemps-été) : un thé blanc. Cet été, j'ai apprécié le Bai Mu Dan. Ses notes de foin ensoleillait mes journées. Comme le thé blanc est infusé à une plus base température, il est agréable à déguster, même lors des temps chauds. Délicat et ensoleillé. 

Pour bien commencer la journée (version automne-hiver) : un Earl Grey. Comme je l'ai déjà écrit dans un billet précédant, ses arômes d'agrumes sont parfaites pour une journée d'automne. Un thé réconfortant et énergisant. Aussi efficace qu'une grosse couverture !

Pour se détendre ou se concentrer au travail : les perles de dragon. Il s'agit d'un thé vert parfumé au jasmin. Il m'aide à rester concentrée au  travail et à me détendre dans les moments de stress. Apaisant. 

Pour terminer la journée en douceur : un wulong. Les wulong (ou oolong) se situent entre les thés verts et les thés noirs sur l'échelle d'oxydation. Personnellement, je préfère ceux qui se rapproche des noirs. Ils goûtent moins l'herbe verte (!) et on y retrouve des arôme s'apparentant à la pêche. Ils enrobent bien la bouche. Ces temps-ci, je savoure le Mi Lan Xiang Fengxi

En attendant Noël : un chaï latte. Peu importe le moment de l'année où je bois un chaï, son odeur me fait penser à Noël. La cannelle, la cardamome et le girofle me rappellent la première fois où j'en ai bu un. J'étais en compagnie de ma copine Laurence. C'était juste avant les Fêtes il y a environ dix ans. Je revois encore les décorations du centre d'achats. Voici une recette pour vous en faire à la maison. Délicieusement épicé.

Pour moi, le thé c'est plus qu'une boisson chaude. J'apprécie autant le préparer, le goûter, le humer que tenir une tasse chaude entre mes mains.

Et vous, c'est quoi votre tasse de thé ?

samedi 15 octobre 2011

Flotter pour perdre les sens

Depuis quelques semaines, je vous invite à être à l'écoute de vos sens. Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler parler d'une expérience qui permet de se couper de toute stimulation sensorielle. Paradoxe ? Pas tant que ça... si ça permet de faire le vide pour être plus conscient de ses sens par la suite.

Cette expérience, je l'ai vécue au spa urbain Le Bathroom la semaine dernière. Le principe est le suivant : flotter dans un bain de 7 pieds de diamètre en solo ou en couple. J'étais justement avec mon amoureux pour l'occasion.


Pour optimiser l'expérience, on nous suggère d'éteindre toutes les lumières de notre « salle de bain » et de fermer la musique. Y allant pour la totale, nous décidons de nous plonger dans le noir et le silence.

Comme en apesanteur
À peine assise dans le bain flottant, je sens déjà mes jambes qui veulent remonter à la surface. Je laisse doucement mon corps s'allonger, comme si je me couchais dans un lit. La flottaison se fait tout naturellement, sans effort, compte tenu de la quantité de sel d'epsom contenue dans l'eau (en égales proportions, en fait). Je ferme les yeux, trouve une position confortable pour les bras et essaie de me détendre. Pas évident au début, en n'ayant aucun repère sensoriel ! Noirceur totale, que j'aie les yeux ouverts ou fermés. Silence complet, mis à part le bruit de ma respiration accentué par le port de bouchons dans les oreilles. Aucune différence de température entre l'eau et l'air, ce qui fait que je ne sais même pas si mes orteils sortent de l'eau ou pas. Assez déstabilisant pour une fille qui cherche à profiter de ses sens au maximum ! À l'occasion, je frôle le bord du bain ou mon amoureux, ce qui me donne une petite idée d'où je me retrouve dans l'espace. Après quelques temps, je réussis à lâcher prise et à me détendre. 

Retour sur Terre
Une fois l'heure terminée, la filtration du bain est réactivée, ce qui crée un mouvement dans l'eau. Nous rallumons peu à peu les lumières avant de passer sous la douche pour rincer complètement le sel sur notre peau. Nos sens se réactivent un à un.

Nous ressortons du Bathroom avec une sensation de détente et de lourdeur apaisante. Wow !  Expérience à recommencer... en gardant une petite lumière allumée pour ma part.

Et vous, qu'est-ce qui vous fait perdre tous vos sens ?

lundi 3 octobre 2011

Courir pour sentir et goûter l'automne

Lundi matin, temps pluvieux et frisquet. La journée débute tout doucement. Je songe à une séance de yoga dans mon salon. Soudainement, une envie me prend : sauter dans mes espadrilles et sortir courir. Je tente de me raisonner moi-même en regardant par la fenêtre. Pourquoi donc aller courir ce matin alors que je n'y suis pratiquement pas allée de l'été, malgré la température magnifique ? Allez savoir ! La seule chose que je me suis dite c'est qu'il n'y avait pas de raison que je passe à côté de cette occasion de profiter de l'automne. Je suis donc sortie courir sous une bruine tantôt discrète tantôt forte. 


On ne prend pas suffisamment le temps de s'amuser sous la pluie. Bon, c'est certain qu'arriver tout trempé à un rendez-vous n'est pas l'idéal. Par contre, sortir expressément pour s'amuser sous la pluie est très vivifiant ! Habillé en conséquence, on ne peut que s'éveiller à la nature.


Sentir l'automne
Chemin faisant, l'odeur de feuilles mortes mouillées m'a suivie jusqu'au parc Maisonneuve. Je me suis rappelé plein de souvenirs de moi, petite fille, qui sautait dans des tas de feuilles. Cette odeur réconfortante me donne envie de m'emmitoufler dans un gros pull de laine.


Lors de mon détour éclair dans le Jardin botanique, j'ai été surprise des effluves florales. Je ne savais pas qu'il restait encore des fleurs dans les jardins à cette période de l'année. Cela n'a fait qu'agrémenter ma sortie. 


Goûter l'automne
L'automne évoque plein de saveurs. Entre autres celle du thé Earl Grey. À mon retour ce matin, je l'ai particulièrement apprécié. Un thé noir réconfortant aromatisé à la bergamote. N.B. Pour ceux qui, comme moi, ne connaissent pas la bergamote, il s'agit d'un agrume issu d'un croisement entre l'orange amère et la lime.


Pour moi, l'automne goûte aussi les courges. J'ai découvert leur goût l'an passé alors que le magasine Ricardo (volume 8, numéro 8) consacrait un dossier à ces cucurbicacées. On y apprenait différentes façons d'apprêter la citrouille, la butternut, la courge spaghetti et la courge poivrée. Mes coups de coeur vont définitivement à la lasagne crémeuse à la courge et au porc rôti et au cake à la courge. Autant de plaisirs salés que de plaisirs sucrés. Tiens, tiens ! Ça me donne des idées pour le week-end prochain...


En prime : dans mes oreilles
Pour m'accompagner ce matin, j'écoutais Karkwa. Ambiance et rythme parfaits pour une course d'automne. En voici un extrait tiré de leur album Les chemins de verre




Cessons de voir l'automne comme une saison terne et moche. Profitons des occasions pour laisser nos sens nous guider.


Pour vous, l'automne, qu'est-ce que ça sent ? Qu'est-ce que ça goûte ?